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Comptabilité de caisse
L'inscription des produits à l'encaissement et des charges au décaissement, peu importe quand le travail a été fait.
En bref
- C'est simple : les livres suivent le compte bancaire.
- Elle peut fausser le bénéfice d'un mois à l'autre et cache ce qui est dû de part et d'autre.
- Au Canada, la plupart des entreprises doivent utiliser la comptabilité d'engagement pour l'impôt, sauf exceptions limitées.
La comptabilité de caisse inscrit une vente quand le client paie et une charge quand l'entreprise paie sa facture. Il n'y a ni comptes clients, ni comptes fournisseurs, ni charges à payer : si l'argent n'a pas bougé, rien n'est inscrit.
Pourquoi certains l'utilisent
Elle est facile à comprendre et à tenir. Les livres reflètent en pratique le compte bancaire, ce qui convient aux très petites entreprises et aux travailleurs autonomes aux opérations simples et sans stocks.
Ses faiblesses
- Bénéfice trompeur : un mois où plusieurs clients paient par hasard semble rentable ; un mois où une grosse facture annuelle est payée semble déficitaire.
- Aucune vue des obligations : les livres ne montrent ni ce que doivent les clients ni ce que l'entreprise doit aux fournisseurs.
- Plus difficile d'emprunter : les prêteurs et les investisseurs veulent généralement des états selon la comptabilité d'engagement.
Ce que permettent les règles
Les normes comptables comme les IFRS et les NCECF exigent la comptabilité d'engagement pour les états financiers à usage général. Pour l'impôt canadien, l'ARC exige généralement que le revenu d'entreprise soit déclaré selon la comptabilité d'engagement ; les agriculteurs, les pêcheurs et certains agents à commission autonomes peuvent utiliser la méthode de caisse. Aux États-Unis, les petites entreprises sous un certain seuil de revenus peuvent généralement l'utiliser pour l'impôt.
Beaucoup de petites entreprises tiennent des registres de caisse pendant l'année et laissent leur comptable les convertir en fin d'exercice.
Exemple chiffré
Un décembre trompeur
Une graphiste pigiste facture 12 000 $ en novembre pour le travail du mois, et ses clients paient en décembre. Elle paie aussi d'avance 3 600 $ pour un an de logiciel en décembre. En comptabilité de caisse, novembre n'affiche aucun revenu et décembre un bénéfice de 8 400 $. En comptabilité d'engagement, novembre affiche les 12 000 $ de revenus, et seuls 300 $ du logiciel appartiennent à décembre.