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Amortissement des incorporels
La répartition du coût d'un actif incorporel, comme un logiciel ou un brevet, sur les années où il procure une valeur. Le terme désigne aussi le remboursement progressif d'un prêt.
En bref
- L'amortissement des incorporels est l'équivalent, pour les actifs immatériels, de l'amortissement des immobilisations corporelles.
- Les actifs sans durée déterminée, comme l'écart d'acquisition, font l'objet d'un test de dépréciation plutôt que d'un amortissement selon les IFRS et les NCECF.
- Un tableau d'amortissement montre comment chaque versement se répartit entre intérêts et capital.
L'amortissement a deux sens voisins en finance.
Amortir un actif incorporel
Quand une entreprise achète ou développe un actif incorporel à durée limitée, comme un logiciel, une licence, un brevet ou une liste de clients, son coût est inscrit au bilan et passé en charge progressivement sur sa durée d'utilité. Une licence logicielle de 60 000 $ d'une durée de trois ans peut être amortie à raison de 20 000 $ par année. La logique est la même que pour l'équipement : rattacher le coût aux périodes qui en profitent.
Tous les incorporels ne sont pas amortis. Selon les IFRS et les NCECF, l'écart d'acquisition et les incorporels à durée indéterminée ne sont pas amortis ; ils font plutôt l'objet d'un test de dépréciation et sont réduits si leur valeur baisse. Selon les PCGR américains, les sociétés fermées peuvent choisir d'amortir l'écart d'acquisition.
Amortir un prêt
Un prêt est amorti quand il est remboursé par des versements réguliers qui couvrent intérêts et capital. Les premiers versements sont surtout des intérêts ; les derniers, surtout du capital. Le tableau d'amortissement liste chaque versement et sa répartition, ce qui sert aussi au teneur de livres pour inscrire la charge d'intérêts et réduire correctement le solde du prêt.
Pour l'impôt
Au Canada, la plupart des incorporels se déduisent par des catégories de déduction pour amortissement (DPA) plutôt que par l'amortissement comptable : les chiffres fiscaux et comptables diffèrent donc généralement.
Exemple chiffré
Une licence logicielle de trois ans
Une entreprise paie d'avance 36 000 $ pour une licence de trois ans d'un logiciel de design, à compter du 1er janvier. Elle l'inscrit comme actif incorporel et l'amortit de 1 000 $ par mois. Après 18 mois, le bilan présente la licence à 18 000 $, et 18 000 $ ont été passés en charge.